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23 décembre 2015

Comment éviter les cicatrices?

Éraflure, coupure, brûlure mineure, entaille plus profonde, plaie postopératoire… qu’il s’agisse d’une blessure superficielle ou d’une lésion plus importante, nous souhaitons tous la même chose : ne pas conserver de marque sur notre peau. Apprenons-en un peu plus sur le processus de guérison et la minimisation des cicatrices.

La cicatrisation

Inévitablement, plus la peau est touchée en profondeur, plus les risques de conserver des traces de la lésion augmentent. Pour mieux comprendre, attardons-nous brièvement à la structure de la peau, cet organe vital composé de trois couches aux fonctions bien définies, soit l’épiderme, le derme et l’hypoderme.


L’épiderme joue essentiellement un rôle de protection face aux éléments extérieurs et retient l’eau afin de maintenir l’hydratation de la peau. On n’y retrouve aucun vaisseau sanguin.

Le derme intervient, entre autres, lors de la cicatrisation. C’est effectivement là que se trouvent les fibroblastes, les cellules responsables de la formation du collagène et de l’élastine, dont la peau a besoin pour se reconstruire lorsqu’elle est blessée. Des vaisseaux sanguins s’y trouvent.

Finalement, l’hypoderme. Cette dernière couche est très vascularisée et riche en tissus adipeux. Elle contribue à la thermorégulation et protège l’organisme des chocs.

Par conséquent, si la lésion :

  • est en surface de la peau et ne touche que l’épiderme, il n’y aura pas de saignements, ni de traces résiduelles;
  • rejoint le derme, un écoulement sanguin se produira. Il ne devrait toutefois pas y avoir de marque sur la peau;
  • atteint l’hypoderme, une cicatrice subsistera au terme de la guérison.

Une fois la peau blessée, qu’il s’agisse d’une plaie accidentelle ou due à une intervention médicale, s’enclenche un complexe processus de cicatrisation composé, pour simplifier, de trois phases : la phase inflammatoire, la phase de réparation et le remodelage.

La première phase a pour objectif de stopper l’hémorragie et de nettoyer la plaie en éliminant les bactéries et les corps étrangers. La seconde permet la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, qui permettront d’apporter les nutriments et l’oxygène nécessaire aux cellules. Les fibroblastes se multiplieront pour combler la lésion et l’épiderme se reconstruira à partir du pourtour de la plaie. La troisième phase permet d’augmenter la résistance de la souplesse de la peau cicatrisée. Cette dernière phase peut durer jusqu’à 2 ans après la fermeture de la plaie.

Facteurs d’influence

Plusieurs facteurs influencent toutefois la rapidité et le résultat du processus de cicatrisation, comme :

  • l’âge : plus on est jeune, plus la cicatrisation se fait rapidement, mais de façon plus prononcée;
  • l’hérédité;
  • la pigmentation de la peau : les peaux noires et les peaux jaunes ont une prédisposition à la cicatrisation excessive;
  • l’ampleur et l’emplacement de la plaie : la poitrine, le dos, la partie extérieure du bras et les articulations représentent des parties du corps qui laissent plus de marques;
  • la présence d’infection;
  • la malnutrition et les carences en vitamines et minéraux;
  • l’obésité;
  • le diabète;
  • une circulation sanguine déficiente;
  • le stress;
  • le tabagisme.

Soin de la plaie

Les petits bobos du quotidien se soignent aisément en suivant ces quelques étapes toutes simples.

  • On nettoie avec de l’eau et un savon doux non parfumé ou de l’eau saline et on s’assure de retirer tous débris. L’alcool à friction est déconseillé lors du soin des plaies, car il assèche et irrite la plaie et nuit au processus de guérison.
  • On applique un onguent antibiotique pour prévenir l’infection.
  • On protège grâce à un pansement qu’on prend soin de changer quotidiennement. Le maintien d’une plaie en milieu humide favorise la cicatrisation.    
  • Lorsque la cicatrisation est amorcée, on lui donne un coup de pouce en appliquant une crème hydratante et cicatrisante. Outre les crèmes spécialement conçues, la vitamine E, l’aloès, l’argile verte, huile d’émeu et le miel de thym peuvent être appliqués sur la plaie pour tenter d’améliorer la guérison et l’apparence de la cicatrice.

Si la blessure est plus importante, on consulte son pharmacien de famille, un médecin ou une infirmière afin de savoir si des pansements ou des sutures de rapprochement sont requis.

Pour favoriser la guérison de tous types de plaie, accidentelle ou chirurgicale, on recommande :

  • de bien manger;
  • de ne pas toucher ni gratter la plaie, la croûte ou les points de suture;
  • d’éviter le stress;
  • de cesser de fumer,
  • de ne pas s’exposer au soleil afin de ne pas accroître la pigmentation de la cicatrice. Une fois la guérison complétée, on conseille d’appliquer un écran solaire avec un FPS d’au moins 30 sur la cicatrice pendant les 24 mois suivants.

Pour les cicatrices plus importantes, à la suite d’une chirurgie par exemple, on suggère de les masser quotidiennement afin d’assouplir la peau et d’empêcher le tissu cicatriciel de coller au derme.

 
Traitement des cicatrices résiduelles

Le processus de cicatrisation peut donner lieu à des cicatrices souples et quasi invisibles ainsi qu’à des cicatrices douloureuses et plus disgracieuses (pigmentées, dépigmentées, rétractiles, déprimées, hypertrophiques, chéloïde). Certains voudront alors tenter d’améliorer l’apparence de ces dernières.

Le port de compresses de gels de silicone vendues en pharmacie représente une option intéressante pour réduire les rougeurs, les boursouflures, les démangeaisons et les tensions provenant de cicatrices. Certains produits peuvent même être employés quelques années après la cicatrisation. Pour en savoir plus, on s’informe auprès de notre pharmacien de famille ou de notre médecin.

Des méthodes de nature médicale sont également envisageables, dont l’injection de collagène, l’injection de stéroïdes, la chirurgie, la dermorestauration et le laser. Il faut toutefois bien se renseigner sur les risques et les coûts associés à ces interventions avant de passer à l’action. Les dermatologues sont les spécialistes de la peau et peuvent vous conseiller sur les interventions médicales les plus appropriées à votre situation. Règle générale, on recommande d’attendre au moins un an après la cicatrisation avant de tenter quoi que ce soit.

Services en pharmacie

Votre pharmacien de famille peut vous donner des conseils en ce qui a trait aux soins à apporter à une plaie et vous guider vers les produits adéquats pour favoriser sa cicatrisation. Consultez-le, c’est ce qui donne un sens à son travail!