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15 avril 2014

Douleur chronique : Comment atténuer la souffrance?

(Par : Protégez-Vous en collaboration avec l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal)

Vos épaules douloureuses vous empêchent de soulever chaudrons et marmites? Votre mal de dos est intense au point de ne pas pouvoir marcher jusqu’au dépanneur du coin? La douleur est un problème fréquent chez les aînés. Heureusement, il existe des moyens de diminuer vos souffrances. Vous trouverez comment ici.

Douleur chronique : quelques faits

Saviez-vous qu’environ 50 % des personnes âgées souffrent de douleur chronique, c’est-à-dire d’une douleur qui dure depuis plus de 3 mois? Ce type de douleur est assez important pour nuire aux activités de la vie quotidienne et entraîner une difficulté, pour la personne qui en souffre, à prendre soin d’elle-même ou de son domicile.

La douleur chronique peut aussi causer des troubles du sommeil, une diminution de la mémoire, des difficultés à marcher, une perte d’appétit et de poids et, lorsqu’elle dure longtemps, une dépression.

Même si elle est fréquente chez les aînés, il ne faut pas pour autant se croiser les bras et accepter de souffrir. Des efforts devraient, en effet, toujours être faits pour maîtriser le plus possible la douleur.

Soulager la douleur chronique : les médicaments

Plusieurs classes de médicaments traitent la douleur. Certains sont offerts en vente libre à la pharmacie. Avant de les prendre, cependant, il est recommandé de consulter un médecin ou un pharmacien. En fonction de vos besoins et de votre état de santé, ils pourraient vous proposer différentes options.

  • L’acétaminophène (ex. : Tylenol ou Atasol) est souvent efficace et sécuritaire pour traiter la douleur. Toutefois, il faut veiller à ne pas dépasser la dose maximale de 3 g par jour.
  • Les anti-inflammatoires sont souvent contre-indiqués chez les aînés.?Il est préférable d’en prendre seulement s’ils sont prescrits par un médecin. Ce dernier doit bien connaître votre état de santé avant de vous proposer ce type de médicaments.
  • Pour la douleur plus grave, des médicaments opioïdes (narcotiques) peuvent être prescrits par un médecin. Toutefois, il faut bien suivre la posologie (dose et fréquence), car certains médicaments agissent durant quatre heures alors que d’autres sont efficaces pendant 12 ou 24?heures, offrant ainsi un soulagement de plus ­longue durée.
  • D’autres médicaments peuvent être utilisés pour traiter la douleur, surtout lorsqu’elle est causée par une atteinte des nerfs. Des antidépresseurs et des antiépileptiques font partie des médicaments prescrits; bien que cela puisse paraître étrange, ils agissent directement sur la douleur.

Soulager la douleur chronique : les moyens alternatifs

La médication est souvent utile pour réduire la douleur. Il ne faut, cependant, pas sous-estimer les moyens alternatifs.

L’activité physique
La ­pratique régulière et progressive d’une activité physique amène à se concentrer sur l’exercice et moins sur la douleur. S’il est normal de ressentir une légère augmentation de la douleur au début, celle-ci s’atténue progressivement grâce à des exercices simples et appropriés à son état de santé.

La physiothérapie
Une consultation en physiothérapie peut être utile pour définir les exercices à faire selon votre douleur. De même, le physiothérapeute pourra employer des approches physiques de maîtrise de la douleur, comme les ultrasons, la chaleur et le froid ainsi que la neurostimulation transcutanée (TENS). Cette technique vise à soulager la douleur à l’aide d’un courant électrique de faible intensité transmis par des électrodes placées sur la peau.

Pour avoir droit au service de physiothérapie, vous devez obtenir une demande de consultation de votre médecin traitant.

Les activités agréables
La douleur chronique peut causer de l’irritabilité, de l’anxiété, voire une dépression majeure. Il est important, lorsqu’un de ces problèmes se manifeste, d’aller chercher de l’aide auprès de spécialistes et de prendre soin de soi. Si la douleur peut avoir des répercussions sur le moral, l’inverse est aussi vrai. Ainsi, vous devez éviter le plus possible de donner trop de place à la douleur et garder du temps pour des activités agréables. Même si la douleur n’est pas psychologique, elle est moins dérangeante lorsqu’on est distrait par des activités ou des pensées agréables.

La relaxation, quant à elle, permet de reposer à la fois l’esprit et les muscles et de diminuer la douleur musculaire. Consulter un psychologue peut aussi aider à mieux maîtriser sa douleur et à mieux l’accepter. Pour trouver un psychologue, consultez l’Ordre des psychologues du Québec ou contactez votre CLSC.

Gestion de la douleur : faire appel à des spécialistes

Une équipe interdisciplinaire regroupant plusieurs professionnels de la santé (médecin, infirmier, physiothérapeute, psychologue et autres) est souvent utile pour mettre au point un plan de traitement de la douleur chronique. On trouve de telles ­équipes dans les cliniques de gestion de la ­douleur. En général, elles sont rattachées à de grands centres hospitaliers universitaires.

Pour obtenir un rendez-vous auprès d’une de ces équipes spécialisées, il est nécessaire d’avoir une demande de consultation de son médecin de famille.

Gestion de la douleur : trouver de l’information et du soutien

Même si on arrive habituellement à mieux maîtriser la douleur en utilisant plusieurs approches, il est important que vos attentes soient réalistes et que vos objectifs soient clairs. En effet, le but n’est pas de soulager la douleur complètement, mais plutôt d’améliorer votre fonctionnement et votre qualité de vie. Et, pour cela, il est crucial que vous soyez un partenaire actif dans la prise en charge de votre douleur.

Notez que l’Association québécoise de la douleur chronique offre de l’information et du soutien aux personnes atteintes d’une douleur chronique.

À lire pour en savoir plus :

« Guide pratique de l’aide aux aînés », Protégez-Vous, août 2011
« Soigner les maladies inflammatoires par l’alimentation », Protégez-Vous, avril 2012

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