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Lexique des médicaments

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

L'hydromorphone appartient à la famille des médicaments appelés analgésiques opioïdes (des narcotiques analgésiques). Elle s'utilise pour soigner une douleur d'intensité modérée à grave, notamment la douleur postopératoire. Les solutions injectables très concentrées d'hydromorphone ne s'utilisent que pour soigner la douleur intense des personnes qui ont besoin de doses d'hydromorphone supérieures à celles nécessaires normalement.

L'hydromorphone agit sur le cerveau pour augmenter la tolérance à la douleur. Le médicament commence à agir dans les 30 minutes sous sa forme orale (à prendre par la bouche) ou dans les 5 minutes sous forme injectable.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose adulte habituelle d'hydromorphone à prendre par la bouche va de 2 mg à 4 mg pris toutes les 4 à 6 heures au besoin. La solution orale peut être diluée dans du jus de fruit ou une autre boisson. Les suppositoires rectaux s'utilisent souvent la nuit, selon la dose usuelle d'1 suppositoire toutes les 6 à 8 heures.

En injection, la dose usuelle pour adulte est 2 mg d'hydromorphone administrés sous la peau ou dans un muscle, toutes les 4 à 6 heures, au besoin. Lorsqu'il est donné à l'hôpital, ce médicament peut être injecté lentement dans une veine.

Dans le cas des préparations injectables très concentrées, la dose est déterminée en fonction des autres médicaments opioïdes que vous prenez. Votre médecin établira la dose qui vous convient.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, hors de la portée des enfants. Gardez les ampoules et les fioles à l'abri de la lumière.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque de ce médicament pourrait ne pas être disponible sous toutes les présentations énumérées ici. Vous trouverez les diverses présentations sous lesquelles cette marque particulière est mise à votre disposition dans la section : « Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ? »

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Sirop

Chaque mL de sirop contient 1 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

Suppositoires

Chaque suppositoire contient 3 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

Comprimés

1 mg
Chaque comprimé vert pâle, rond, biconvexe, imprimé en creux « 1 » au centre de la ligne sécable d'une face et « PMS » sur l'autre, contient 1 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

2 mg
Chaque comprimé orange pâle, rond, biconvexe, imprimé en creux « 2 » au centre de la ligne sécable d'une face et « PMS » sur l'autre, contient 2 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

4 mg
Chaque comprimé jaune, rond, biconvexe, imprimé en creux « 4 » au centre de la ligne sécable d'une face et « PMS» sur l'autre, contient 4 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

8 mg
Chaque comprimé blanc, rond, biconvexe, imprimé en creux « 8 » au centre de la ligne sécable d'une face et « PMS » sur l'autre, contient 8 mg de chlorhydrate d'hydromorphone. Demandez des renseignements supplémentaires à un pharmacien ou à votre médecin.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

L'hydromorphone ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à l'hydromorphone, à d'autres analgésiques opioïdes (des narcotiques) comme la morphine, la codéine, l'oxycodone ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • un asthme aigu ou une autre affection obstructive des voies aériennes supérieures ;
  • ne dépression respiratoire aiguë (une respiration ralentie) ;
  • une augmentation de la pression intracrânienne (une pression accrue à l'intérieur de la tête) ;
  • un œdème pulmonaire (une accumulation de liquide dans les poumons) ;
  • une intense dépression du système nerveux central (SNC) (un système nerveux ralenti).

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la constipation ;
  • des étourdissements, une sensation de tête légère ou la sensation de perdre connaissance ;
  • de la somnolence ;
  • une sécheresse de la bouche ;
  • des maux de tête ;
  • une perte de l'appétit ;
  • de la nausée ou des vomissements ;
  • un état de nervosité ou de l'agitation ;
  • des cauchemars, ou des rêves insolites ;
  • des troubles du sommeil ;
  • de la faiblesse.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une vision floue ou double, ou toute autre modification de la vision ;
  • des émissions d'urine plus rares ;
  • une dépression ou tout autre changement de l'humeur ou signe d'instabilité mentale ;
  • une émission de l'urine difficile ou douloureuse ;
  • des battements de cœur rapides, ralentis ou très forts ;
  • une envie d'uriner fréquente ;
  • une sudation accrue ;
  • une respiration irrégulière ;
  • une démangeaison ;
  • un essoufflement, une respiration sifflante ou difficile ;
  • une éruption cutanée ;
  • des crampes ou des douleurs abdominales ;
  • une boursouflure du visage ;
  • des frissonnements ou des mouvements musculaires involontaires ;
  • une excitation ou une agitation inaccoutumée.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • une peau moite et froide ;
  • de la confusion ;
  • une syncope ;
  • des hallucinations (entendre, voir ou percevoir des phénomènes qui n'existent pas vraiment) ;
  • une extrême contraction des pupilles ;
  • des convulsions ;
  • une intense somnolence ;
  • des signes d'une grave réaction allergique (de l'urticaire, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage, une enflure de la gorge ou de la langue) ;
  • des battements de cœur lents ;
  • une respiration ralentie ou difficile.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Dépendance : ce médicament, comme tout autre opiacé (des narcotiques), peut créer une dépendance s'il est employé pour une période prolongée. L'usage de l'hydromorphone ne devient habituellement pas abusif parmi les personnes qui en ont besoin pour le soulagement de leur douleur. L'interruption soudaine de la prise de l'hydromorphone peut entraîner des symptômes de sevrage (par ex. des courbatures, de la diarrhée, de la nausée, un état de nervosité, de l'agitation, un écoulement nasal, des éternuements, la chair de poule, un secouement, des tremblements, des crampes d'estomac, une fréquence cardiaque rapide, une fièvre, de la sudation). Les personnes qui emploient ce médicament depuis longtemps et qui n'en ont plus besoin pour maîtriser la douleur, devraient se conformer aux instructions de leur médecin pour progressivement cesser d'utiliser le médicament.

Difficulté respiratoire : l'hydromorphone peut causer de graves problèmes respiratoires. Si votre respiration ralentit ou si vous observez une difficulté respiratoire, sollicitez immédiatement des soins médicaux. Les personnes qui sont plus susceptibles de se trouver dans cette situation sont celles qui présentent des facteurs déclenchants comme des troubles pulmonaires ou un traumatisme crânien, et celles qui emploient d'autres médicaments dont l'action peut ralentir la respiration. Ne manquez pas d'observer les instructions sur la bonne façon d'employer ce médicament. Si vous avez des questions, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Les personnes atteintes d'un trouble pulmonaire chronique (par ex. une bronchite, l'emphysème, l'asthme) devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Somnolence ou vigilance réduite : l'hydromorphone peut influer sur les capacités mentales ou physiques exigées pour accomplir des activités potentiellement dangereuses comme conduire une voiture ou faire fonctionner des machines. Évitez de conduire un véhicule ou d'actionner des machines dangereuses à moins que vous n'ayez déterminé que ce médicament n'influe pas sur vos capacités de réaction.

Fonction rénale : les personnes dont la fonction rénale est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Fonction hépatique : les personnes dont la fonction hépatique est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Pression artérielle basse : l'hydromorphone peut entraîner une baisse considérable de la pression artérielle. Si vous ressentez des étourdissements graves, surtout quand vous vous levez après avoir été en position assise ou couchée, communiquez avec votre médecin.

Troubles médicaux : les personnes atteintes d'anomalies du rythme cardiaque, d'une fonction surrénalienne diminuée (par ex. durant la maladie d'Addison), d'un déficit thyroïdien, d'une inflammation du pancréas, d'une augmentation du volume de la prostate, d'une affection de la vésicule biliaire, d'alcoolisme, ou d'un rétrécissement de l'urètre, devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Arrêt du médicament : ne suspendez pas soudainement l'emploi de ce médicament, car des symptômes de sevrage pourraient survenir. Ces symptômes comportent des courbatures, de la diarrhée, un état de nervosité, de l'agitation, un écoulement nasal, des éternuements, la chair de poule, un secouement, des tremblements, de la nausée, des crampes d'estomac, une fréquence cardiaque rapide, une fièvre et de la sudation. Votre médecin vous donnera des instructions sur la façon de cesser d'employer ce médicament en toute sécurité si vous n'avez plus besoin d'y recourir pour maîtriser la douleur.

Tolérance : un usage prolongé de l'hydromorphone peut induire une tolérance. Quand votre corps acquiert une tolérance à un médicament vous devez en augmenter les doses pour continuer à obtenir le soulagement d'une douleur de la même intensité. Votre médecin recommandera la dose d'hydromorphone qui conviendra le mieux à votre cas. Ne modifiez pas cette dose de votre propre chef ni la façon dont vous employez ce médicament. Consultez votre médecin si vous avez des questions.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'employer durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Les tout-petits dont la mère a fait une consommation prolongée d'hydromorphone ou qui a acquis une dépendance physique à l'hydromorphone auront une dépendance physique à ce médicament, et elle pourrait se manifester par des symptômes de difficultés respiratoires et de sevrage.

Allaitement : l'hydromorphone passe dans le lait maternel. Si vous employez l'hydromorphone pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de l'hydromorphone n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

Aînés : les aînés sont probablement plus sensibles aux effets de l'hydromorphone.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre l'hydromorphone et l'un des agents ci-après :

  • l'alcool ;
  • les amphétamines (par ex. la dextroamphétamine) ;
  • les anesthésiques ;
  • les anticholinergiques (par ex. la benztropine, l'hyoscyamine) ;
  • les antihistaminiques qui causent de la somnolence (par ex. la diphénhydramine) ;
  • les barbituriques (par ex. le phénobarbital, le butalbital, le thiopental) ;
  • les benzodiazépines (par ex. le lorazépam, le diazépam, le clonazépam) ;
  • les bêtabloquants (par ex. l'aténolol, le métoprolol) ;
 
  • les inhibiteurs de la MAO (par ex. la tranylcypromine, la phénelzine) pris dans les 14 jours précédents ;
  • le méthocarbamol ;
  • la naltrexone ;
  • d'autres médicaments opioïdes (par ex. la morphine, la codéine, l'oxycodone, le butorphanol) ;
  • les phénothiazines (par ex. la chlorpromazine, la prométhazine, la perphénazine) ;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la désipramine) ;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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